Parce que le métier d’auteur est souvent solitaire et précaire, Maison Fumetti fait de la BD une aventure collective et inclusive. Rencontre avec Enora Loaëc, autrice en résidence, et Sébastien Vassant, membre du conseil d’administration, qui nous parlent de leur art et de la vitalité de ce lieu nantais.

Enora Loaëc, en résidence à Maison Fumetti co-organise les fêtes interconnectées de la BD sur Nantes • © France Télévisions – Eric Guillaud
En bientôt dix ans d’existence, Maison Fumetti s’est imposée comme un lieu incontournable de la bande dessinée à Nantes, aussi bien pour les professionnels que pour les amateurs. À la fois espace de création, de partage et de réflexion autour du neuvième art, elle joue aujourd’hui un rôle d’autant plus important que le secteur traverse une crise profonde, à la fois économique, sociale et sociétale.
Une crise dont l’un des symptômes les plus spectaculaires a été l’annulation du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, vitrine pourtant essentielle et incontournable pour le monde du neuvième art depuis 1974.
Angoulême, le point de rupture
Précarisation des auteurs et autrices, surproduction éditoriale, contexte économique dégradé… les motifs de colère et d’inquiétude étaient déjà nombreux. Ils ont été renforcés par de nouvelles interrogations concernant la gestion financière et humaine du plus grand festival de bande dessinée en France. On connaît l’histoire : un appel au boycott et pour finir une annulation pure et simple.
Pour Sébastien Vassant, auteur et membre du conseil d’administration de Maison Fumetti, ce n’est pas une surprise : « Ça fait des années qu’on parle de boycotter Angoulême pour un peu réveiller les esprits sur divers sujets (…) et là, la chose positive, c’est que c’est parti d’une démarche d’autrices ».
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