06 Déc

Noël 2025. Notre sélection de BD à offrir (ou se faire offrir)

Noël approche et vous êtes en manque d’idées cadeaux ? Pas de panique, voici rien que pour vous une sélection de bandes dessinées récentes qui ne manqueront pas de faire sensation au pied du sapin. Du circuit des remparts d’Angoulême aux routes cabossées de Detroit, des éclats d’humour du New Yorker à la vie héroïque de Madeleine Riffaud, dix albums qui promettent des échappées belles…

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03 Déc

Spawn 2025 ou comment relancer une série sans trahir son ADN

Personnage emblématique des comics indépendants nord-américains des années 90, Spawn a eu tendance ces dernières années à quelque peu perdre ses lecteurs et lectrices à force de diversification. Une nouvelle série, dont les douze premiers épisodes sont compilés ici en VF, tente de remettre un peu d’ordre dans tout ça. 

On peut carrément parler d’empire. Sa carrière, Todd McFarlane l’a quasiment presque entièrement construite sur le personnage de Spawn, créé en 1991. Même si pour beaucoup son heure de gloire est derrière lui, ses multiples déclinaisons ayant fini par quelque peu épuiser les lecteurs à force de détours parfois à la truelle, cette icône faustienne refuse de mourir, à l’instar d’Al Simmons l’agent spécial qui lui a donné naissance en passant un pacte diabolique pour revenir d’entre les morts.

Mais entre les one-shot plus ou moins réussis et les multiples rééditions, il est parfois difficile de s’y retrouver pour le néophyte. La série Spawn 2025 arrive donc à point pour servir de plutôt bonne porte d’entrée pour ces derniers, mais à condition d’avoir un minimum bossé son sujet.

@ Delcourt / Todd McFarlane, Brett Booth & Rory McConville

Est-ce qu’on peut parler de reboot à proprement parler ? Pas tout à fait, mais plus de l’ouverture d’un nouveau chapitre remettant les choses à plat tout en se référant au passé et en permettant aux nouveaux venus de découvrir l’esprit torturé de ce rejeton de l’enfer tel qu’il se définit lui-même sans forcément connaître sur le bout des doigts son passif.

Premier élément important : à l’instar de pas mal de ses successeurs, le dessinateur Brett Booth se cale ici volontairement dans le style graphique d’origine. Il se rapproche au plus possible de la patte 90s de McFarlane, avec le même goût pour les visages anguleux, l’outrance visuelle et les couleurs qui pètent dans tous les sens.

Ensuite, même si la série n’a jamais trop versé dans le blabla inutile, l’accent est ici clairement mis sur l’action à tout va. Il faut dire que le point de départ est plutôt propice : suite à une décision malheureuse de Spawn (racontée dans Spawn #100) le trône des enfers a été laissé vacant trop longtemps, les agents du ciel et de l’enfer se retrouvent bloqués sur terre, privés de leurs pouvoirs. Bludd, le roi des vampires en profite pour les exterminer et prendre le pouvoir. Bien qu’affaibli et redevenu mortel, Spawn va essayer de corriger son erreur…

@ Delcourt / Todd McFarlane, Brett Booth & Rory McConville

Présenté comme ça, forcément, cela paraît très grandiloquent et pour être franc, ça l’est. Mais c’est justement là tout le sel du personnage. D’ailleurs, plus on progresse dans les douze premiers épisodes de cette nouvelle série mensuelle (réunis pour la France dans ce tome), plus le ton devient nerveux et flamboyant, culminant avec des batailles absolument dantesques dans les deux derniers épisodes dont certains des protagonistes rappellent furieusement certains héros de la série télé Le Chevalier Du Zodiaque mais version apocalyptique !

Todd McFarlane, ici crédité comme co-scénariste, reste peut-être bloqué sur les mêmes obsessions (la damnation, le prix à payer pour conserver son humanité, ce monde souterrain qu’on refuse de voir) mais avec Spawn 2025, il prouve une nouvelle fois qu’il n’a pas perdu de son mordant.

Olivier Badin

Spawn 2025 de Todd McFarlane, Brett Booth & Rory McConville. Delcourt. 30€

05 Nov

Wonder Woman et Harley Quinn, deux stars de DC Comics face au mouvement #MeToo

Un crossover (rencontre entre deux univers) comme les affectionnent particulièrement les comics qui permet non seulement de se faire croiser à nouveau deux des plus singulières héroïnes de DC Comics mais aussi d’aborder des sujets sociétaux d’actualité, notamment le patriarcat et les relations toxiques.

Cela fait bien longtemps que malgré leur étiquette ‘100% made in USA’ les comics – sous-entendu les histoires de super-héros – ne sont plus l’apanage des seuls artistes américains. Mais dans le cas de cette nouvelle collection de l’écurie DC Comics, initiée par son distributeur français et baptisée DC créations, c’est même carrément le pitch de départ. En gros, on remet les clefs du camion à des Européens et on les laisse s’amuser comme ils le veulent avec ce gros joujou, quitte à le redéfinir presque complètement.

Ici on retrouve un dessinateur espagnol et, cocorico, un scénariste français à la manœuvre, Miki Montlló et Sylvain Rundberg. Deux hommes donc mais pour une histoire très… Féministe, où les rares rôles tenus par des représentants du sexe dit ‘fort’ sont, soit anecdotiques (Batman et Robin pointent rapidement le bout de leur nez le temps de quatre pages), soit avant tout là pour illustrer une relation toxique (le Joker). Un choix artistique fort qui nécessitait deux fortes têtes d’affiche.

© Urban Comics / Miki Montlló et Sylvain Rundberg

Or, on pourrait croire que la star ici avant tout est Wonder Woman, surtout que l’essentiel de l’action se passe sur son lieu de naissance, l’île de Themyscira peuplée par des Amazones et interdite, justement, aux hommes.

Mais c’est sur ces rivages qu’échoue Harley Quinn, l’ancienne psy du Joker devenue sa partenaire fantasque mais aujourd’hui brisée par des années d’abus. Comment ces deux-là vont créer un lien et permettre à la seconde de se reconstruire, voilà le véritable cœur de cette histoire. Moins, soyons honnêtes, les agissements de la sorcière Circé qui manigance ici pour prendre le contrôle de Themyscira. Toute bonne histoire de super-héros, ou en l’occurrence de super-héroïnes, a besoin d’une super-méchante, mais ici le tout apparaît plus comme une figure de style obligatoire qu’un véritable apport au récit.

© Urban Comics / Miki Montlló et Sylvain Rundberg

Justement, tout l’intérêt de La Souffrance Et Le Don réside dans sa façon d’aborder des thématiques plus adultes, notamment celle de la maternité ou de la sororité, tout en dosant comme il se doit avec de l’action et des rebondissements pour garder le public en haleine. Surtout que le style graphique de Montlló, parfois proche de celui d’un manga, ancre le récit dans un style moderne et dynamique.

Une première tentative certes imparfaite mais pleine de promesses d’offrir un autre regard sur certains totems de l’écurie DC.

Olivier Badin

Wonder Woman & Harley Quinn, la souffrance et le don de . 20,50 €

20 Oct

L’adaptation pleine de destins brisés du Macbeth de Shakespeare

Le pouvoir rend t-il fou ? Peut-on échapper à son destin ? Voici quelques-unes des questions soulevées par l’une des plus célèbres tragédies de William Shakespeare, adaptée ici dans un roman graphique aussi âpre et magnifique que les plaines fouettées par le vent d’Écosse qui lui servent de décor.

Shakespeare est certes rarement synonyme de gaudriole (quoique, Beaucoup De Bruit Pour Rien est une belle farce mais bref) mais Macbeth garde une place particulière dans son œuvre gargantuesque. C’est l’une de ses tragédies les plus jouées mais aussi l’une des plus sombres. Un récit cruel où comment, rongé par l’ambition et poussé par sa femme alors qu’il est tout juste auréolé d’une victoire militaire, un général commet un régicide pour s’emparer du trône d’Écosse. Un crime absolu car commis sous son propre toit et qui le fait sombrer peu à peu dans la folie, avant de lui coûter la vie.

Une pièce sur le mal qui sommeille en chacun de nous, l’obsession et le côté implacable du destin, publiée pour la première fois en 1623 et mise ici en image par deux frères jumeaux, Gaëtan et Paul Brizzi qui, après une première adaptation de L’Enfer de Dante, suivi de peu par Don Quichotte, ont décidé depuis 2022 de s’attaquer à de grands classiques de la littérature étrangère.

© Daniel Maghen / Paul et Gaëtan Brizzi

Les frères Brizzi le soulignent eux-mêmes dans l’introduction qui ouvre le livre : les plaines désolées de l’Écosse du XVIIème siècle ainsi que le lugubre et monumental château d’Inverness où se passe presque toute l’action sont quasiment des personnages à part entière de la pièce. Un décor aussi grandiose que froid qu’ils subliment d’ailleurs dans de grandes cases où l’ombre semble grignoter dès qu’elle peut la lumière et où les protagonistes semblent livrés à eux-mêmes, dans un combat perdu d’avance.

© Daniel Maghen / Paul et Gaëtan Brizzi

Le tout est serti dans un noir et blanc crayonné du plus bel effet. Difficile au passage de ne pas penser au cinéma expressionniste allemand des années 20 mais aussi à l’influence de Gustave Doré (1833-1883) – illustrateur attitré de Jules Verne mais aussi de la première édition, justement, de L’Enfer – lors du sabbat organisé par les sorcières, déguisées en sœurs du destin.

Surtout que plutôt que de se laisser emprisonnées par le texte d’origine, nombreuses sont les pages sans texte, comme pour mieux mettre en exergue le combat perdu d’avance de Macbeth contre les forces du mal et sa métamorphose en dictateur amené à être, lui, aussi déchu.

Olivier Badin

Macbeth de Paul et Gaëtan Brizzi. Daniel Maghen éditions. 25 €

07 Juin

24 Heures du Mans 2025. Deux BD en guise de tour de chauffe

La légende des 24 Heures du Mans ne s’écrit pas seulement sur l’asphalte, mais aussi sur le papier. Chaque année, de nouveaux ouvrages viennent enrichir la bibliographie de cette course mythique. En ce mois de juin, deux albums de bande dessinée nous replongent dans l’histoire palpitante de l’épreuve. Moteur !

Plus de cent ans d’histoire ont inscrit les 24 Heures du Mans dans la mémoire collective, bien au-delà du cercle des passionnés. Nul besoin d’être pilote ou fan de la première heure pour avoir entendu les noms de Jean Rondeau ou Michel Vaillant.

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13 Déc

De Mafalda à Nestor Burma, notre sélection de BD pour Noël

Vous cherchez des idées de cadeaux et pourquoi pas des bandes dessinées ? Bonne pioche ! Nous avons sélectionné pour vous dix albums, dix nouveautés, qui ne manqueront pas de faire sensation au pied du sapin.

Vous rêvez d’une grande aventure maritime ou d’un polar dans le Paris des années 50, vous adorez les récits en forme de témoignages ou les autobiographies et n’avez rien contre l’humour… Alors, découvrez sans plus attendre nos dix coups de cœur, spécialement sélectionnés pour vous !

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29 Oct

Jeremiah, Les Envahichieurs, La Horde de Contrevent, Nocéan, Horizon noir, Sturne, L’Héritage fossile… Dix BD SF pour imaginer le futur

Le festival international de science-fiction de Nantes se tiendra du 30 octobre au 3 novembre avec un menu absolument gargantuesque. En attendant, on vous propose de partir aux confins de l’univers et au cœur des grands questionnements contemporains à travers notre sélection de bandes dessinées récentes…

Pour la 25e année, des centaines de chercheurs, auteurs, réalisateurs, artistes et des milliers de visiteurs sont attendus à Nantes pour débattre, imaginer, penser, l’avenir autour cette année de la thématique « Harmonie ». Histoire de se mettre dans l’ambiance, voici déjà une sélection de bandes dessinées de science-fiction qui partagent une certaine inquiétude pour notre planète…

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29 Sep

Une rentrée au féminin. Archéologie de l’intime de Clothilde Delacroix

On a longtemps regretté la sous-représentation des femmes dans la création de bande dessinée, c’est chose ancienne aujourd’hui, tant elles ont repris le dessus et ouvert avec leur sensibilité propre de nouvelles voies narratives et graphiques. Preuve en est si besoin ce récit aussi intime qu’universel signé Clothilde Delacroix…

Derrière ce très beau titre et cette non moins belle couverture se cache un album qu’on n’aurait peut-être pas imaginé aux éditions Dupuis, plus sûrement aux éditions Glénat ou mieux encore aux éditions Delcourt pour lesquelles l’autrice a d’ailleurs réalisé Mère, fille et Co et Love, etc, deux récits autobiographiques sur les relations mère-fille et l’amour. Avec Archéologie de l’intime, Clothilde Delacroix raconte à sa manière, avec une touche d’humour bien à elle et beaucoup de liberté, une grossesse qui a failli lui coûter la vie, à elle mais aussi à son enfant.

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En fouillant dans sa mémoire, dans ses archives personnelles et dans son histoire intime, d’où le titre, Clothilde Delacroix nous livre non seulement un témoignage brut et douloureux sur cette difficile expérience mais elle en profite pour se réconcilier avec son histoire et son corps, elle qui fut victime enfant d’une agression sexuelle et plus tard de cette pré-éclampsie qui aurait pu lui être fatale. Une thérapie par l’art ? Certainement. À l’oubli un temps préféré, l’autrice décide de faire face à la réalité, aux violences faites à son corps et au manque d’empathie du corps médical, à travers ces pages au dessin aussi léger que l’air et aux couleurs aquarellées d’une grande douceur. Un sacré contraste avec son histoire !

Eric Guillaud

Archéologie de l’intime, de Clothilde Delacroix. Dupuis. 23,50€

© Dupuis / Delacroix

27 Sep

Une rentrée au féminin. Pauvre meuf ! d’Éléonore Costes et Aria

On a longtemps regretté la sous-représentation des femmes dans la création de bande dessinée, c’est chose ancienne aujourd’hui, tant elles ont repris le dessus et ouvert avec leur sensibilité propre de nouvelles voies narratives et graphiques. Preuve en est si besoin cet album d’Éléonore Costes et Aria paru aux éditions Delcourt…

Pauvre Meuf! d’Éléonore Costes et Aria est un beau petit livre bleu paru dans la collection Une Case en moins des éditions Delcourt. Sur la couverture, une jeune femme et des mains posées sur elle, sur son corps, des mains d’hommes peut-on supposer, des mains qui l’ont traumatisée.

Cette jeune femme, c’est Lolo, Éléonore Costes, scénariste, actrice et réalisatrice, notamment créatrice de la série Bouchon. Et ce récit est le sien, celui d’une enfant qui grandit, devient une femme, sous le regard des hommes, son père d’abord, ses copains d’école ensuite, ses premiers flirts, ses amours. Sous le regard bienveillant des uns et celui malveillant des autres. Par deux fois, Lolo découvre le monde des femmes, comme dirait sa mère, à travers des agressions sexuelles. Par deux fois, des hommes posent la main sur elle sans son consentement.

Une rentrée au féminin : notre sélection complète ici

De quoi lui laisser des blessures à vie ! Et comme une envie de mourir. Mais avec le temps, Lolo parvient à affronter cette « réalité cabossée », à tracer sa route, surmonter ses angoisses, ses doutes, se construire, devenir actrice puis scénariste et finalement maman.

Pauvre meuf! raconte ce parcours avec beaucoup de délicatesse dans le propos et de tendresse dans le trait que l’on doit à Aria et dont c’est ici la toute première longue bande dessinée. Un très beau témoignage, aussi essentiel qu’universel, à mettre entre toutes les mains !

Eric Guillaud

Pauvre meuf!, d’Éléonore Costes et Aria. Delcourt. 18,95€

© Delcourt / Costes & Aria

14 Déc

Devenez membre du jury du Fauve Prix du Public France Télévisions du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2024 !

Vous résidez en Nouvelle-Aquitaine, vous êtes un lecteur/une lectrice passionné(e) de bande dessinée et vous souhaitez devenir juré d’un prix littéraire ? Alors, posez votre candidature pour être membre du jury du Fauve Prix du public France Télévisions à l’occasion du prochain festival d’Angoulême en janvier 2024 ! Comment faire ? On vous l’explique ici…

Décerné par des lecteurs et très convoité par les éditeurs, le Prix du public du Festival de la BD d’Angoulême (FIBD) avait été mis en sommeil lors de l’édition 2019. Cette disparition aura été de courte durée, puisqu’il était de retour dès 2020 sous les couleurs de France Télévisions.

Ce prix, grâce à la passion et l’exigence de ses jurés, a déjà primé quatre jeunes autrices dont les bandes dessinées sont représentatives de la richesse et de la diversité de la jeune création francophone !

  • Lauréate 2023, Sole Otero pour Naphtaline, traduction d’Éloïse de La Maison (Çà et là)
  • Lauréate 2022, Léa Murawiec pour Le Grand Vide (2024)
  • Lauréate 2021, Léonie Bischoff pour Anaïs Nin – Sur la mer des mensonges (Casterman)
  • Lauréate 2020, Chloé Wary pour Saison des roses (FLBLB)

Comment ça fonctionne ?

Un jury de sélection composé de journalistes de France Télévisions spécialistes du livre et de la bande dessinée, va lire durant le mois de décembre, les bandes dessinées de la sélection officielle du Festival. Fin décembre, ils choisiront les huit titres en compétition pour le Fauve – Prix du Public France Télévisions.

Ce jury de sélection est présidé par Michel Field, et composé de Jérôme Debœuf (France 3 Poitou-Charentes), Francis Forget (France Info culture), Éric Guillaud (France 3 Pays de la Loire), Isabel Hirsch (France 3 Poitou-Charentes), Anne-Marie Revol (Franceinfo canal 27), Noëmie Roussel (France Télévisions), Augustin Trapenard (La Grande Librairie, France 5) et Raphäl Yem (Culturebox, l’émission, Culturebox)

Un jury populaire composé de neuf lecteurs de Nouvelle Aquitaine, choisis suite à notre appel à candidatures, recevra les 8 bandes dessinées en compétition début janvier.

Le 27 janvier, il se réunira dans les coulisses du Festival d’Angoulême pour délibérer, voter et élire son lauréat.

Le soir même, notre jury populaire remettra son prix au lauréat lors de la Cérémonie des Fauves du Festival d’Angoulême !

Ne tardez plus, écrivez-nous une lettre bien argumentée et exposez les raisons pour lesquelles vous voulez participer à cette nouvelle aventure. Parlez de vous, de votre passion pour la bande dessinée, aussi bien que de vos derniers coups de cœur littéraires…

Pour poser votre candidature, c’est ici. Vous avez jusqu’au 25 décembre.