C’est l’été, les doigts de pied en éventail, le cerveau en mode repos et enfin du temps pour lire et éventuellement rattraper le retard. Sur la table de chevet, quelques livres en attente. C’est le moment…
Un nouvel album de Dan Cooper ? Le fameux Dan Cooper d’Albert Weinberg apparu en 1954 dans les pages du magazine Tintin ? Pas vraiment ! Ce Dan Cooper-là n’est pas un pilote de chasse mais un pirate de l’air. Et le seul lien entre les deux est ce nom que le second a peut-être choisi comme pseudo après avoir lu une aventure du premier avant de passer à l’action.
Et quelle action ! Nous sommes le 24 novembre 1971. Dan Cooper embarque à bord d’un Boeing reliant Portland à Seattle-Tacoma aux États-Unis. Dans son costume soigné, l’homme a tout de l’homme d’affaires mais dans sa mallette se cache une bombe artisanale.
Quelques minutes après le décollage, Dan Cooper menace de la faire exploser. Il exige 200 000 dollars en liquide, ainsi que des parachutes. Le FBI obtempère, pensant qu’il prendra les commandes de l’avion après avoir parachuté l’équipage. Mais c’est lui qui sautera finalement en parachute depuis une trappe-escalier située à l’arrière de l’avion.
De lui, comme de l’argent, on ne retrouvera jamais la moindre trace. Ce détournement d’avion devient alors un mythe, gravé dans l’imaginaire collectif. De multiples films, téléfilms, romans, émissions de radio, chansons y font référence ou en sont directement inspirés. Le domaine de la bande dessinée n’est pas en reste. Le Dernier vol de Dan Cooper retrace l’affaire en s’inspirant des faits réels mais en prenant quelques libertés et un parti pris : Dan Cooper aurait trouvé refuge au Mexique.
De l’action, beaucoup d’action, portée par un découpage percutant, résolument cinématographique, et un graphisme réaliste, à la fois dynamique et expressif, qui nous plonge littéralement au cœur du récit.
Eric Guilaud
Le Dernier vol de Dan Cooper, de Cornette et Garreta. Glénat. 18,50€