À 28 ans, la Nantaise Thaïs Guimard publie sa première bande dessinée, Retour à Carmélites, aux éditions Sarbacane. Un récit sensible et coloré, entre autofiction et chronique générationnelle, qui explore les incertitudes du passage à l’âge adulte et affirme d’emblée une voix singulière dans le paysage du neuvième art.
Thaïs Guimard aime les couleurs ! Dans sa chambre d’adolescente où elle nous reçoit, les murs bleus dialoguent avec un bureau rose. Partout, des figurines, des posters et ses premières œuvres d’étudiante aux Beaux-Arts habillent l’espace.
Un décor à son image, foisonnant, expressif, rieur, à l’image aussi de sa première bande dessinée, tout juste parue chez un éditeur reconnu, Sarbacane.
Cette chambre d’adolescente, elle l’a bien sûr quittée depuis longtemps. D’abord pour Angoulême où elle a suivi les Beaux-Arts pendant six ans avant d’intégrer pour une année supplémentaire La Maison des auteurs qui accueille des créateurs en résidence.
Puis pour Rennes, où elle vit désormais. Une ville où l’air lui paraît plus rock, suffisamment éloignée de Nantes pour s’en détacher, mais assez proche pour y revenir régulièrement. Comme aujourd’hui, quelques jours après la sortie de son livre, peut-être simplement pour le partager avec sa mère.


