30 Nov

Golden City en pleine renaissance avec « Orbite terrestre basse », le nouvel opus de la série de Pecqueur, Malfin et Schelle

 Golden City

Golden City

Golden City est morte, vive Golden City ! Voilà cinq ans que la cité pour milliardaires a été coulée par une torpille. C’est aujourd’hui devenu un sanctuaire sous-marin où vont se recueillir les familles.

Mais une nouvelle cité a été construite en remplacement. La même ? Pas tout à fait. Si les principes qui régissent la vie de la communauté sont restés les mêmes, la nouvelle cité n’est pas flottante mais spatiale. C’est même la première ville spatiale de l’humanité. Au moins ici, pense-t-on, les milliardaires seront à l’abris de la surpopulation, de la violence qui règne sur Terre et des attaques terroristes. Et que devient Harrison Banks ? Le président humaniste de Golden City et PDG du plus puissant groupe pharmaceutique est toujours porté disparu…

Cela fait maintenant une quinzaine d’années que le Rouennais Daniel Pecqueur et le Breton d’adoption Nicolas Malfin animent cette série de science fiction qui pour beaucoup d’entre nous a été une révélation, au même titre que la série Aquablue. Et si je rapproche Golden City de la mythique série créée par les deux Rouennais Olivier Vatine et Thierry Cailleteau, ce n’est pas seulement pour souligner la proximité géographique des créateurs mais plus sûrement pour pointer la proximité d’univers, l’omniprésence de l’océan d’un côté, la récurrence des préoccupations environnementales et sociales de l’autre.

Bon, vous me direz, ces deux séries ne sont pas les seules sur ce créneau mais tout de même, il y a des points de convergence évidents au niveau du scénario, un peu moins peut-être au niveau du dessin. Et comme le hasard fait souvent bien les choses, alors que la cité des milliardaires Golden City prend la direction de l’espace, une ville flottante fait son apparition dans le dernier volet d’Aquablue.

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Avec ce savant mélange d’aventure et de science fiction, ce graphisme semi-réaliste d’une très grande élégance et ces couleurs vives et profondes, les auteurs de Golden City ont marqué de leur griffe la bande dessinée contemporaine. Valeur sûre pour Noël !

Eric Guillaud

Orbite Terrestre Basse, Golden City (tome 10), de Daniel Pecqueur, Nicolas Malfin et Pierre Schelle. Editions Delcourt. 13,95 euros

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Peut-on travailler pour une organisation patronale et défendre la veuve et l’orphelin ? Thomas Revanche relève le défi !

album-cover-large-21055Le jour, Thomas Revanche travaille au Modef, la plus grosse organisation patronale du pays. La nuit, il lutte contre l’injustice sociale et la violence du système.

Une super-menace pour certains, un super-héros pour beaucoup. Et de fait, Thomas Revanche n’hésite pas à châtier les petits chefs harceleurs, terrifier les patrons vermines, punir les délocalisateurs sauvages. Et rien ne l’effraie. Pour aller botter l’arrière train d’un producteur véreux qui détourne sans scrupule les subventions de l’Etat et arnaque les intermittents du spectacle, Thomas Revanche n’hésite pas à enfiler le costume de Superman histoire de passer incognito au milieu d’une convention de BD américaines et japonaises. Après tout, Superman est un peu son mentor…

Un nouveau justicier est né ! Un tiers Superman, un tiers Bernard Thibault et un tiers Tonton flingueur. Avec lui, les négociations ne s’éternisent jamais. Il discute – certes – mais en même temps qu’il cogne. Et tous les récalcitrants de la classe dirigeante le savent, Thomas Revanche éparpille façon puzzle.

Certains regretteront le côté quelque peu caricatural du gentil défenseur de l’ouvrier oppressé par le méchant patron, d’autres seront irrités par le graphisme de Chauzy, nerveux, expressif et un peu marqué, et par les couleurs tendance mauvais goût, mais Revanche est un thriller social à prendre au quinzième degré, juste un fantasme comme peut l’être Superman pour les Américains !

Eric Guillaud

Raison sociale, Thomas Revanche (tome 3), de Pothier et Chauzy. Editions Treize Etrange. 13,90 euros

24 Nov

Camus : le premier des hommes pris entre justice et mère

Camus : entre justice et mère par José Lenzini & Laurent Gnoni - Soleil

Camus : entre justice et mère par José Lenzini & Laurent Gnoni – Soleil

Du centenaire de sa naissance en Algérie à la consécration du prix Nobel en 1957, une vie d’homme à découvrir derrière le nom connu et reconnu de Camus.

Cette année est son année. Il est partout : acclamé par les uns et toujours discuté par les autres. La BD aussi tient à célébrer l’homme et le philosophe, le fils et l’écrivain à travers deux ouvrages. Albert Camus est né en 1913 en Algérie comme le journaliste José Lenzini. Reconnu comme un camusien de référence, il nous livre une forme originale de biopic. Ce roman graphique est construit autour du célèbre discours de Stockholm devant l’académie Nobel. Tout part du regard de sa mère celle qui ne sait pas lire mais aussi celle qui a su que son fils pourrait étudier. Défile alors toute sa vie d’homme : le collège, les parties de foot qui lui ont permis de s’intégrer, la tuberculose, l’écriture …Se construit alors un autre visage de Camus, plus humain, plus fragile. Belle évocation mise en image par Laurent Gnoni, tout en aplat de couleur et esquisse.

Camus : entre justice et mère par José Lenzini & Laurent Gnoni – Soleil

Camus : entre justice et mère par José Lenzini & Laurent Gnoni - Soleil

Camus : entre justice et mère par José Lenzini & Laurent Gnoni – Soleil

Le Premier Homme d’Albert Camus par José Muñoz - Futuropolis

Le Premier Homme d’Albert Camus par José Muñoz – Futuropolis

L’argentin José Muñoz a fait un choix différent. Le maître de l’ancrage noir propose une illustration magnifique du Premier Homme, le récit autobiographique inachevé sur lequel Albert Camus travaillait au moment de sa mort dans un accident de voiture en 1960. « En somme, je vais parler de ceux que j’aimais » écrivait il. En premier de son père celui qu’il a si peu connu enfant (il a été tué au début de la Guerre 14-18) Seul reste de lui une photo que sa mère garde religieusement sur une étagère et une tombe à Saint-Brieuc. Le talent graphique de Muñoz l’auteur d’Alack Sinner, son chef d’œuvre, avait déjà permis une lecture inédite de L’étranger en 2010. Il reparaît dans un coffret commun avec Le Premier Homme.

Le Premier Homme d’Albert Camus par José Muñoz – Futuropolis

Didier Morel

Bon à savoir : La galerie Martel à Paris (17, Rue Martel – 10e) propose de rencontrer José Muñoz lors d’une exposition de ses encres, issues des planches de l’album. L’artiste sera présent pour le vernissage le jeudi 5 décembre 2013 à 18h30 ainsi que lors d’une séance de dédicace le samedi 7 décembre à partir de 16h.

Le Premier Homme d’Albert Camus par José Muñoz - Futuropolis

Le Premier Homme d’Albert Camus par José Muñoz – Futuropolis

Pour aller plus loin, vous pouvez relire la chronique en couleur de L’étranger par Ferrandez.

La BO à se glisser entre les oreilles pour prolonger le plaisir :

L’art et la révolte (librement inspiré d’Albert Camus) par Abd al Malik

Pourquoi petits et grands raffolent-ils de Chi Une vie de chat de la Japonaise Konami Kanata ?

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600 000 exemplaires vendus en France depuis 2010 ! Oui, vous avez bien lu, 600 000 exemplaires en l’espace de trois ans et neuf volumes. Autant vous dire que le tome 10, attendu pour le 27 novembre, est l’objet de toutes les attentions, à commencer de l’éditeur Glénat…

Une communication aux petits oignons, des produits dérivés qui pointent le bout de leur museau, des adaptations en livre jeunesse… et une auteure japonaise, Konami Kanata, qui débarque en France du 25 novembre au 1er décembre pour une série de conférences, de master class et de dédicaces, notamment au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Vous l’aurez compris, la sortie du tome 10 est un événement ! Mais quelles sont les raisons de cet incroyable succès?

Un propos universel

Il y a bien entendu plusieurs raisons qui expliquent ce succès mais la principale repose sur le propos de la série. Qu’est-ce qu’il y a en effet de plus universel que l’exploration de la vie, qui plus-est par les yeux tout rond d’un chaton curieux et insouciant ?

Un langage chat international

Que l’on soit belge, français, japonais ou uruguayen, le langage chat est le même pour tous. Miaouh se dit partout miaouh ou à peu près, peut-être parfois avec un léger accent. Et puis tous les chats du monde ronronnent de la même façon, rêvent de parties de chasse en agitant leur moustache, réveillent leurs maîtres à 5h00 du matin pour grignoter trois croquettes et monopolisent le fauteuil le plus confortable de la maison les jours de pluie.

Une histoire pour tous les enfants de 7 à 107  ans 

C’est la série intergénérationnelle par excellence. Par la simplicité apparente du dessin et des histoires, par la délicatesse des couleurs pastel, Chi une vie de chat s’adresse autant aux tout petits qu’aux très grands et très vieux. Dans chaque maison ou Chi a réussi à pénétrer, ses aventures passent de mains en mains avec toujours le même cri de guerre « Ooooh il est trop mignon! ». Faites le test vous verrez !

Konami Kanata

Konami Kanata

Un personnage qui se moque des classes sociales

Que vous soyez petit ou grand, intellectuel ou sportif, caissière chez Leclerc ou professeur de latin à la Sorbonne, vous ne pouvez absolument pas rester indifférent à la lecture des aventures de Chi. Ou alors vous venez d’une autre galaxie ! Pas la peine non plus d’être un fin connaisseur en manga, Chi une vie de chat se lit dans le sens de lecture européen…

Mieux qu’un vrai chat, les poils sur le canapé en moins

« En plus il existe vraiment » , m’a dit un jour ma fille. Oui, Chi existe ou du moins représente à lui-seul la planète chat. Mais pas de panique, question allergies et propreté, vous n’avez rien à craindre avec celui-ci…

Je déteste les chats, puis-je aimer les aventures de Chi ?

Vous détestez les souris mais adorez les films de Disney ? Alors votre cas n’est pas totalement désespéré. Essayez donc…

Quoi de neuf dans le tome 10 ?

Des avis de recherche avec la photo de Chi ont été placardés dans tout le quartier. La famille Tanaka est inquiète. Va-t-elle devoir se séparer du chaton ? Réponse le 27 novembre…

Eric Guillaud

Chi une vie de chat (tome 10), de Konami Kanata. Editions Glénat. 10,75 euros

Glénat / Konami Kanata - extrait du tome 9

Glénat / Konami Kanata – extrait du tome 9

Palmarès BD Boum, L’Angevin Etienne Davodeau Grand Boum 2013

Capture d’écran 2013-11-22 à 10.40.00Le Grand Boum 2013 a été décerné hier à Etienne Davodeau, auteur de quelques pièces maîtresses de la bande dessinée francophone telles que Les Ignorants, Rural, Lulu femme nue ou encore Le Chien qui louche. Il sera donc aux commandes de la prochaine édition du festival. Il réalisera l’affiche et une exposition lui sera consacrée.

Les autres prix décernés :

Prix région centre à Clichés de Bosnie, d’Aurélien Ducoudray et de François Ravard, chez Futuropolis, Prix Conseil général 2013 à Louca , de Bruno Dequier chez Dupuis, Prix ligue de l’enseignement pour le jeune public 2013 à Kalimbo, de Crisse et Fred Besson chez Soleil, Prix Nouvelle république à Clichés de Bosnie, d’Aurélien Ducoudray, chez Futuropolis, Prix Jacques Lob 2013 à Michel Pirus.

© Didier Gonord

© Didier Gonord

D’autre part, les traditionnelles médailles en chocolat ont été attribuées à Daniel Fuchs, Christophe Bichop Léchopier, Fred Dehouck et Maryse Bourgeois, ALEP (Association de Loisirs et d’Education Populaire), Bédélire – Tours, La Boite à Bulles, Diane Rayer des Editions Le Lombard.

Enfin, l’ACBD, Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée, a profité du festival pour sélectionner les 5 titres qui vont concourir au Grand Prix de la Critique ACBD 2014 : Annie Sullivan & Helen Keller de Joseph Lambert chez Çà et là, Kililana Song tome 2, de Benjamin Flao chez Futuropolis, Mauvais Genre, de Chloé Cruchaudet chez Delcourt, Melvile, l’histoire de Samuel Beauclair, de Romain Renard au Lombard, La Propriété, de Rutu Modan chez Actes sud.

Eric Guillaud

Notre interview d’Etienne Davodeau à découvrir ici

 

22 Nov

Le Silence de Lounès, une histoire au coeur du monde ouvrier de Saint-Nazaire signée Baru et Pierre Place

L.10EBBN001778.N001_SilenLOUN_C_FRLe monde de Baru, c’est celui du petit peuple, celui qui trime toute sa vie sans parvenir à boucler une seule fin de mois, celui qui traîne le poids du passé dans des valises en cuir limé, un peuple de déracinés, d’immigrés, d’exploités…

Non seulement, Baru, Hervé Barulea de son vrai nom, vient de ce monde-là mais il le met en images depuis ses toutes premières planches. Quéquettes Blues, Les années Spoutnik, L’Autoroute du soleil, Cours camarade!, Fais péter les basses Bruno, L’Enragé… à chaque fois, Baru imagine des personnages de fiction plus vrais que nature, des super héros de la vie ordinaire, des exclus du système, des gars et des filles qui rêvent d’une vie meilleure mais se heurtent à la froide réalité d’une France pas aussi accueillante et généreuse qu’on le prétend…

Le silence de Lounès s’inscrit dans la continuité des albums précédents même si, cette fois, ce n’est pas le bassin sidérurgique lorrain qui sert de décor mais les chantiers navals de Saint-Nazaire. Nouredine et  Gianni, deux gamins de l’immigration grandissent à l’ombre des immeubles de la reconstruction avec pour unique perspective un emploi dans la construction navale. Comme leur père respectif ! Mais en grandissant, Nouredine supporte de plus en plus mal de devoir « ramper devant ces salauds de Français ». Il reproche à son père de ne pas s’être impliqué aux côtés du FLN pendant la guerre d’Algérie et d’avoir traîné toute la famille en France pour « continuer à faire l’esclave ». Les mots sont durs, les reproches amers et le silence du père, Lounès, trompeur. Car son passé est loin de ressembler à ce qu’imagine Nouredine…

Une histoire de filiation en même temps qu’une fresque sociale, Le silence de Lounès est un récit à la Baru, tendre et humain, magnifiquement mis en images par Pierre Place qui a précédemment dessiné Au rallye chez Warum et Celle qui réchauffe l’hiver chez Delcourt. Une petite douceur dans un monde brutal !

Eric Guillaud

Le Silence de Lounès, de Baru et Pierre Place. Editions Casterman. 20 euros

(en librairie le 27 novembre)

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Le festival bd Boum fête ses 30 ans ce week-end à Blois avec Cosey

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Bernard Cosadai, alias Cosey, Grand Boum-ville de Blois 2012, est l’invité d’honneur de la 30e édition du festival bd Boum qui se tient à Blois du 22 au 24 novembre. Autant dire que le week-end s’annonce sous les meilleurs auspices pour tous les amoureux du Neuvième art et particulièrement de ce merveilleux auteur suisse, responsable de quelques pièces majeures de la bande dessinée francophone comme Jonathan, A la recherche de Peter Pan, Le Voyage en Italie, Zélie Nord – Sud, Le Bouddha d’Azur..

L’oeuvre de Cosey fait l’objet d’une exposition intitulée « Voyage(s) ». Les autres expositions de cette édition portent sur Boule et Bill, les auteurs Dany et Joe G. Pinelli, les albums Clara et Hurlements, les 30 ans du festival…

Rencontres d’auteurs, concerts, séances de dédicaces, stages d’initiation au scénario, ateliers de pratique artistique pour les scolaires, conférences, débats vont rythmer ce festival qui avec ses 100 auteurs invités, ses 60 exposants et ses 20000 visiteurs attendus, fait partie des grands rendez-vous du Neuvième art en France.

Eric Guillaud

Plus d’infos ici

21 Nov

Le vin : ça m’intéresse et vous ?

Le vin : ça m'intéresse par Murielle Rousseau et Sylvain Frécon - Dargaud

Le vin : ça m’intéresse par Murielle Rousseau et Sylvain Frécon – Dargaud

Le magazine Ça m’intéresse nous propose en images de rencontrer des vignerons, un œnologue et un sommelier. Une BD tannique, riche en arômes et au final gouleyante pour découvrir le monde du vin.

Pline l’ancien affirmait : « In vino veritas ». L’origine de ce breuvage divin remonterait à l’Iran (en – 5400 av. J-C) puis en passant du coté de la Mésopotamie, de l’Egypte, des grecs et des romains, il est arrivé jusqu’à nous autres les gaulois. Aujourd’hui 80% des achats de bouteilles de vin se font en supermarché. Ce qui laisse perplexe de nombreux consommateurs.  Les éditions Dargaud se sont associées au magazine Ça m’intéresse pour nous aider à choisir. Cette enquête fouillée oscille entre C’est pas sorcier, l’émission de France 3, pour la rigueur scientifique, et la série Pour les Nuls, pour la simplicité et l’humour. L’album est présenté comme la première du labo Ça m’intéresse, d’autres suivtont dans le même esprit.

Murielle Rousseau et Sylvain Frécon mettent en images les réponse à toutes les questions ou presque que l’on se pose sur le vin, son histoire, ses terroirs et son mode de fabrication. Des réponses simples accessibles aux néophytes comme aux amateurs de vin. Rabelais l’affirmait : « Le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement, apaise l’ire, chasse la tristesse et donne joie et liesse. » Modérément comme il se doit, cet album est à déguster avec un verre de beaujolais nouveau (ce 3ème jeudi du mois), ou bien mieux un vin charpenté à découvrir au fil des planches.

Didier Morel

Le vin : ça m’intéresse par Murielle Rousseau et Sylvain Frécon – Dargaud

Le vin : ça m'intéresse par Murielle Rousseau et Sylvain Frécon - Dargaud

Le vin : ça m’intéresse par Murielle Rousseau et Sylvain Frécon – Dargaud

Pour deux derniers verres (un Savigny-lès-Beaune et un Clos des Roulliers), retrouver cette excellente Chronique de la Vigne par Fred Bernard et ce roman graphique d’Etienne Davodeau devenu un best-seller Les Ignorants

La B.O à se glisser entre les oreilles pour prolonger le plaisir :

Wine song par The Cat Empire

18 Nov

Buck Danny rempile pour de nouvelles aventures sous le commandement de Francis Winis et Frédéric Zumbiehl

Buck_Danny_Cobra_Noir_N_53Un Raptor, avion de chasse américain parmi les plus performants et les plus chers, a mystérieusement disparu des écrans radar du côté de la frontière nord du Basran alors qu’il effectuait une mission de renseignement ultra-secrète. Le pilote, Colonel Austin, a juste eu le temps de s’écrier « oh! My god ! » avant que la liaison ne soit définitivement coupée. Quelques heures plus tard, dans la salle de crise du Pentagone aux Etats Unis, décision est prise d’envoyer sur place le colonel Buck Danny. Alors que l’ONU envisage une frappe aérienne massive sur les sites nucléaires basraniens, le célèbre pilote se voit chargé d’établir un état des défenses antiaériennes ennemies. Une mission « black op » comme on dit qui devra être menée avec des avions non identifiables, en l’occurrence des Sukkoï-34 soviétiques…

Buck Danny est de retour ! Après 5 petites années de pause, la série reprend son vol sous l’oeil, la plume et les pinceaux aguerris de Francis Winis et Fred Zumbiehl, respectivement ancien ingénieur dans l’aérospatiale et ancien pilote de l’aéronavale française. De quoi imposer le respect !

Dupuis / Winis & Zumbiehl

Dupuis / Winis & Zumbiehl

De quoi imposer le respect mais il fallait bien ça pour succéder à Francis Bergèse qui s’était imposé seul aux commandes de la série à la mort des créateurs de la série, Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier. Pas de révolution de palais dans ce 53e épisode intitulé Cobra noir, les amoureux des aventures aériennes de notre Buck Danny international retrouveront dans ces planches ce qui a fait le succès de la série, à savoir une fiction baignée dans un réalisme technique pointilleux avec des questions géostratégiques et géopolitiques omniprésentes. Certains regretteront le graphisme un peu figé et les cases un peu bavardes mais les auteurs, fans du Buck Danny de la première heure, ont semble-t-il souhaité se rapprocher au plus près du mythe !

L’info en +

Les éditions Zéphir et Dupuis s’associent autour d’un spin off Buck Danny intitulé Buck Danny Classic qui nous ramènera au temps de la guerre froide avec le récit « Duel en Corée » dont la sortie est prévue en avant-première le 6 décembre au prix de 50 euros…

Eric Guillaud

Cobra noir, Buck Danny (tome 53), de Winis et Zumbiehl. Editions Dupuis. 12 euros