Pour sa toute première bande dessinée, la Nantaise Laura Carpentier s’est attaquée à un classique de la littérature : Le Blé en herbe de Colette. Une adaptation sensible et contemporaine dans laquelle les silences, les regards et les paysages bretons prennent toute leur place. Rencontre…
Commencer dans la bande dessinée en adaptant un roman, qui plus est un texte aussi emblématique que Le Blé en herbe de Colette, n’a rien d’évident. C’est pourtant par ce biais que Laura Carpentier a choisi de faire ses premiers pas dans le neuvième art, en en livrant une adaptation sensible et personnelle.
Déjà porté au cinéma, à la télévision et même en musique, Le Blé en herbe n’avait encore jamais été transposé en bande dessinée. C’est désormais chose faite, et avec une réussite qui force l’admiration. Bien que le roman ait été publié en 1923, la lecture qu’en propose Laura Carpentier semble étonnamment contemporaine. Car quoi de plus universel que les premiers émois amoureux ?
Avec peu de dialogues, mais une infinie éloquence dans les silences, les regards et les gestes, Le Blé en herbe raconte la naissance des sentiments entre Phil, seize ans, et Vinca, quinze ans. Depuis toujours, ils passent ensemble leurs vacances d’été dans une maison louée en Bretagne par leurs parents respectifs.
Au fil des jours, l’insouciance de l’enfance cède doucement la place aux troubles de l’adolescence, faisant naître un sentiment amoureux aussi tendre que bouleversant. Mais l’arrivée d’une femme mystérieuse va brusquement accélérer leur passage à l’âge adulte et mettre à l’épreuve l’équilibre fragile de leur relation…
Pour en parler, nous avons rencontré Laura Carpentier dans un environnement qui lui est familier, celui de la bande dessinée, et plus précisément dans une librairie nantaise, Story BD, où son album figure en bonne place.


